La Maison Dubach

Tenir sa vision

 

Tenir sa vision n’est pas une posture confortable.
Ce n’est pas quelque chose que l’on affiche.
C’est quelque chose que l’on accepte de porter, parfois seule, souvent à contre-courant.

 

Je n’ai jamais aimé faire comme tout le monde.
Ce n’est ni une stratégie, ni une volonté de me démarquer.
C’est mon caractère.
Ma façon de voir les choses, de les analyser, de les construire.
Très tôt, j’ai compris que reproduire un modèle existant ne me suffirait pas, même s’il fonctionnait.

 

On ne construit pas sa vie par l’extérieur.
Ni à partir des avis, ni à partir de ce qui rassure, ni à partir de ce qui est déjà validé.
L’extérieur parle fort.
Il commente, il conseille, il projette.
Mais tout cela reste du bruit de fond.

Décider à partir de ce bruit, c’est accepter de ne jamais aller au bout de sa propre vision.

 

Lorsque j’ai décidé de créer mon agence, cette évidence était déjà là.


Je ne voulais pas d’une structure standard.
Je ne voulais pas faire « comme il faut ».
Je voulais un projet avec une identité claire, une manière de faire précise, quelque chose qui ait une vraie cohérence dans le temps.

 

Pour cela, j’ai fait un choix radical mais simple :


N’écouter que ma voix.
Pas celle qui rassure.
Celle qui oblige.
Celle qui demande d’aller plus loin que prévu.

 

J’ai compris très vite qu’une vision ne tient pas sur une intuition seule.
Elle demande du travail.
De la maîtrise.
Une compréhension fine de chaque volet.
Reprendre le chemin des études en parallèle n’était pas un détour.
C’était une condition.
La seule manière, pour moi, de construire quelque chose de solide, et non une façade.

 

Ce choix n’est pas toujours compris.


Il suscite des regards, des doutes, parfois des tentatives de correction.
Mais ces réactions parlent rarement du projet.
Elles parlent souvent de la difficulté, pour certains, d’accepter qu’un autre chemin soit possible.

 

Avec le temps, la constance fait son œuvre.


Ce qui a été tenu commence à se voir.
Ce qui a été travaillé prend forme.
Il y a cette fierté intérieure, calme, presque silencieuse, quand on regarde en arrière.
Pas celle qui cherche à prouver.
Celle qui sait.

 

Tenir sa vision, ce n’est pas résister au monde.


C’est ne pas se laisser définir par lui.
C’est avancer en restant fidèle à sa manière de penser, de construire, de décider.
Même lorsque c’est inconfortable.
Même lorsque c’est solitaire.

 

Et vous, avez-vous déjà eu une envie, un projet, une vision, et choisi de l’éteindre parce que l’extérieur faisait trop de bruit ?

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